L’imagination au pouvoir

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A Cos d’Estournel, l’architecture ne se contente pas de poser un décor. Elle exprime une vision.

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À Cos d’Estournel, chaque geste architectural raconte la même histoire : celle d’un lieu où l’imagination commande, et où l’audace façonne l’espace autant que les vins.

Depuis deux siècles, chaque création installe le domaine dans une esthétique singulière où la technique rejoint le dépaysement et où l’imaginaire s’autorise tout, pourvu qu’il serve le vin. Stendhal en percevait déjà la force lorsqu’il écrivait que « ce bâtiment fort élégant, d’une brillante couleur jaune clair, n’est à la vérité d’aucun style ; cela n’est ni grec ni gothique, cela est fort gai et serait plutôt dans le genre chinois ». L’émerveillement a traversé les époques. L’audace aussi.

L’histoire débute avec Louis Gaspard d’Estournel, esprit visionnaire qui, au XIXᵉ siècle, façonne un château que rien n’annonçait dans le Médoc. Les pagodes inspirées d’Asie et leurs silhouettes inattendues sur la colline aux cailloux créent une géographie mentale qui désoriente autant qu’elle fascine. Ajout postérieur, l’immense porte de Zanzibar sculptée au XVIIIe siècle achève de frapper mes esprits. L’ensemble affirme une certitude : le vin mérite un écrin capable de raconter une histoire.  À l’intérieur, l’organisation du chai déjà pensée pour la modernité impressionne les visiteurs de 1838, bien avant que l’expression « chai technique » ne devienne un usage courant.

Cos d'Estournel (13)

Plus tard, Michel Reybier reprend le fil sans jamais en altérer l’élan. Son geste se révèle silencieux et déterminant. Le chai gravitaire inauguré en 2008, une première à Bordeaux, redéfinit la façon de vinifier. L’architecture devient un outil de précision au service du vin et prolonge, avec retenue et justesse, l’audace initiale du fondateur. Elle n’oublie évidemment pas le geste esthétique dans une recherche simultanée du bien, du bon et du beau. Entrez dans la salle de dégustation aux vastes volumes qui préservent la charpente originelle du Château, passez la passerelle de verre qui surplombe le chai à barriques et arrivez enfin au caveau dans lequel six éléphants veillent sur la collection de millésimes de Cos d’Estournel.

Cos d'Estournel - Chai (1)

A peine sorti du Château, on longe l’allée de topiaires élégamment taillés en forme d’éléphant. À proximité immédiate, la Chartreuse, entièrement décorée par Jacques Garcia, ouvre un autre chapitre. L’atmosphère y devient feutrée, voluptueuse, traversée par les jeux d’ombre et de lumière. Le velours, les perspectives secrètes et les éclats d’or composent un théâtre intime où la sophistication reste toujours maîtrisée.

Plus loin, attenante au domaine de Cos d’Estournel, Michel Reybier a fait l’acquisition de la maison historique de Louis-Gaspard d’Estournel. Au cœur du vignoble, La Maison d’Estournel se présente comme une demeure de campagne et de charme. Elle offre une expérience à part, en toute simplicité et authenticité au plus près de la nature. Le voyageur y découvre une parenthèse suspendue, propice à la contemplation et au partage, avec le sentiment d’être ailleurs et pourtant chez soi.

Cos d'Estournel - La Chartreuse de Cos (2)
Maison-Estournel_Facade-5@B-Bolton-MBA

À Cos d’Estournel, l’imagination ne cherche pas l’excentricité. Elle avance comme un principe. Depuis Louis Gaspard jusqu’aux créateurs d’aujourd’hui, un même élan traverse le domaine : oser.

Oser surprendre, oser réinventer, oser offrir une architecture qui nourrit l’esprit autant qu’elle accompagne la quête d’un vin toujours plus précis. Rien n’y détourne la trajectoire. Le rêve s’y pense avec sérieux et l’audace, discrète mais continue, affirme ce qui fait la singularité de Cos d’Estournel, un château et un vin à nul autre pareil.

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